Ce que les impressions ratées ajoutent au coût
Dix tentatives, neuf réussites : les neuf pièces livrables doivent absorber les ressources consommées par dix impressions. Le surcoût par réussite vaut 10 ÷ 9 − 1, soit 11,11 %. Ajouter simplement 10 % sous-estime donc légèrement le coût dans cet exemple.
Le bon dénominateur
Calculez le taux d’échec en divisant le nombre de tentatives échouées par le nombre total de tentatives, et non par le nombre de réussites. Sur une série représentative, notez le résultat, la masse utilisée et la durée. Une petite série peut donner une estimation instable : conservez une hypothèse prudente lorsque vous manquez de recul.
| Tentatives échouées | Facteur | Surcoût |
|---|---|---|
| 0 % | 1,000 | 0 % |
| 5 % | 1,053 | 5,26 % |
| 10 % | 1,111 | 11,11 % |
| 20 % | 1,250 | 25 % |
| 30 % | 1,429 | 42,86 % |
Un arrêt après cinq minutes n’est pas un échec complet
Notre V1 suppose que chaque échec consomme autant de matière, d’énergie et d’heures machine qu’une réussite. Si les impressions s’arrêtent souvent très tôt, le calcul surestime ces coûts. Pour une estimation plus fine, calculez : coût d’une réussite + [taux d’échec ÷ (1 − taux d’échec)] × coût moyen d’un échec.
Ne pas compter deux fois le travail
Le temps manuel saisi dans notre outil est déjà ramené à une pièce réussie. Incluez le nettoyage après un échec, le redémarrage et les reprises ; ne multipliez pas une nouvelle fois ce total. Un journal de dix à vingt projets sert de premier repère opérationnel, sans garantir une mesure statistiquement fiable.
Que faut-il améliorer en premier ?
Comparez le coût évitable des échecs avec le temps et les ressources nécessaires pour les réduire. Une amélioration gratuite de la préparation peut être intéressante ; un achat supplémentaire n’est pas automatiquement rentable. Le calcul aide à comparer vos propres scénarios, sans recommander d’équipement.